La tendance fortement inflationniste du coût du panier moyen de l'annonceur enregistrée depuis le début de l'année s'est confirmée sur le mois d'octobre avec un indice tri médias de 107,2.
La télévision et la radio présentent des indices respectivement de 115,3 et 116,1 situant ainsi ce mois d'octobre comme un des plus inflationnistes de l'année.
Seule la presse magazine voit son indice baisser par rapport au même mois de l'année 1999 à 97,4.
Indice 2000 UDA-CRTM
(Presse, TV, Radio)
Presse magazine
Presse quotidienne nationale
Télévision
Radio
Affichage
Indice coût
Ind. diff.
Indice coût
Ind. diff.
Indice coût
Ind. aud.
Indice coût
Ind. aud.
Indice coût
Janvier
105,3
98,6
94,0
104,5
102,7
107,4
93,0
100,2
93,3
108,2
Février
107,3
103,8
102,6
104,7
103,9
107,6
86,6
105,6
94,3
108,2
Mars
106,3
99,3
89,7
105,4
100,4
109,1
111,1
95,7
108,1
Avril
107,6
104,9
103,2
103,7
97,7
108,6
111,7
94,4
108,1
Mai
108,2
101,7
98,0
104,8
97,0
113,6
111,2
92,0
108,1
Juin
109,0
105,2
103,4
104,2
100,1
114,1
114,9
90,7
108,8
Juillet
107,3
92,3
992,6
105,5
98,3
115,7
112,7
109,5
Août
104,6
88,3
85,3
104,1
96,8
112,0
107,2
109,5
Septembre
107,7
101,4
90,8
104,9
99,9
112,1
117,0
98,3
109,5
Octobre
107,2
97,4
88,1
105,5
98,6
115,3
116,1
95,1
108,3
Novembre
Décembre
Moyenne 10 mois
107,5
100,2
94,9
104,9
99,4
111,7
0
112,2
94,2*
108,7
*Hors juillet-août.
Sauf pour l'affichage, les indices sont ceux du "panier de l'annonceur" sur la période (base 100 : même période année précédente).
LE CRTM
Le CRTM (Club de Recherche Tous Médias) a été créé en 1988 sous la forme d'un GIE.
Il rassemble quelques uns des principaux acteurs du marché publicitaire : annonceurs (représentés par l'UDA), agences-conseil (FCB, Publicis) et centrales (Carat, MPG, OMD, TMP), dont l'intérêt commun est de veiller, en partenariat avec les médias concernés, à la fiabilité et à l'amélioration constante des mesures d'audience, ainsi qu'à leur adaptation aux nouvelles donnes technologiques.
C'est à ce titre que le CRTM participe aux instances de Médiamétrie ainsi qu'aux travaux de l'AEPM.
Plus largement, la vocation du CRTM est d'initialiser, réaliser ou faire réaliser toutes études et recherches tendant à une meilleur connaissance du marché des médias.
SYNTHESE METHODOLOGIQUE
Il s'agit de mettre à disposition de l'ensemble des observateurs et acteurs du marché, avec un vrai souci de transparence, un outil permettant de suivre l'évolution du coût des médias, le plus simplement et le plus objectivement possible.
Basé sur les tarifs bruts des supports
Chaque mois seront communiqués pour chacun des médias, l'indice d'évolution du tarif moyen du mois échu par rapport au même mois de l'année précédente (la base 100). Dans ce souci d'objectivité, la base de comparaison retenue est celle des tarifs bruts, tels qu'ils apparaissent dans les conditions générales de vente des supports.
Le " panier moyen de l'annonceur "
L'indice est le reflet du " panier moyen de l'annonceur ". En effet, chaque tarif est affecté du poids qu'il représente dans les investissements des annonceurs tels qu'ils apparaissent dans la pige Sécodip. Les investissements pris en compte sont ceux de l'ensemble du marché, pris au niveau le plus fin possible. Pour la presse par exemple, dont les tarifs sont stables sur l'ensemble de l'année, les variations de l'indice reflètent l'évolution des investissements Sécodip titre par titre : l'évolution du " panier de l'annonceur ".
Périmètre de l'Indice
Seuls les tarifs des supports nationaux font partie de l'indice. Ils sont nécessairement pigés par Sécodip et font l'objet d'une étude d'audience ou de diffusion, exception faite de l'affichage dans l'attente de la mise à disposition de la nouvelle base Affisource. Pour cette raison, l'affichage n'est pas inclus dans l'indice global qui est donc tri-médias (presse, radio, télévision).
Indicateur " de calage "
En regard de l'indice tarifaire sera systématiquement fourni un " indicateur de calage " destiné à suivre l'évolution de la performance du média sur un critère large. Pour la télévision et la radio, c'est l'audience sur la cible 15 ans et plus qui est utilisée. En presse, nous avons, pour des raisons de cohérence entre les supports, choisi de retenir la diffusion payée France OJD. De la même manière que les tarifs sont pondérés par les investissements Sécodip, l'indicateur de calage permet d'identifier les variations de performances sur un panier identique à celui pris en compte pour les tarifs. La période de référence retenue pour l'indicateur de calage est la plus récente à la date de calcul de l'indice et peut donc varier d'un média à l'autre (ex. la télévision fourni des données d'audience en continu quand les diffusions ne sont disponibles que pour l'année passée).
Traitement des données et calcul de l'indice
Gilles Boisson, ancien directeur général du Crédome, membre du comité scientifique du CESP, administrateur de l'IREP, ingénieur de l'Ecole Central de Paris, est chargé chaque mois du calcul de l'indice. L'ensemble des informations est traité par le logiciel de base de données Microlis, développé par la société Sylicom.
LA PRESSE MAGAZINE
- 135 magazines dont l'audience est étudiée par l'AEPM et qui sont pigés par Secodip.
- Mois par mois de janvier 1999 à juin 2000.
Les tarifs.
- Le tarif brut HT moyen d'une simple page en quadrichromie sans emplacement préférentiel, pondéré par les investissements publicitaires (Secodip) titre par titre.
- Ces investissements publicitaires s'entendent hors encarts, hors auto-promotion et hors PA.
Les diffusions.
- La diffusion moyenne payée France (DSH ou PV, source Diffusion Contrôle) pondérée par les investissements publicitaires (Secodip) titre par titre.
- Compte tenu de la périodicité des résultats, 2 fois par an, les diffusions respectivement de Janvier à juin et de juillet à décembre sont identiques dans la base de données.
- C'est la variation de structure des investissements Secodip qui provoque une variation de la diffusion moyenne pour ces mois.
- Les DSH traitées ont été celles de 1998, 1998-99 et 1999.
- 2 430 tarifs ont été étudiés. - L'indice est le rapport entre le tarif du mois et celui du même mois de l'année précédente.
LA PRESSE QUOTIDIENNE NATIONALE
- Les 11 titres EuroPQN : La Croix, Les Echos, L'Equipe, Le Figaro, France Soir, L'Humanité, Libération, Le Monde, Le Parisien + Aujourd'hui, La Tribune et Le Journal du Dimanche.
- Mois par mois de janvier 1999 à juin 2000.
Les tarifs.
- Le tarif brut HT moyen du 1000 mm noir et blanc verso sans emplacement préférentiel, pondéré par les investissements publicitaires (Secodip) titre par titre.
- Ces investissements publicitaires s'entendent hors encarts, hors auto-promotion et hors PA.
Les diffusions.
- La diffusion moyenne payée France (DSH ou PV, source Diffusion Contrôle) pondérée par les investissements publicitaires (Secodip) titre par titre.
- Compte tenu de la périodicité des résultats, 2 fois par an, les diffusions respectivement de janvier à juin et de juillet à décembre sont identiques dans la base de données.
- C'est la variation de structure des investissements Secodip qui provoque une variation de la diffusion moyenne pour ces mois.
- Les DSH traitées ont été celles de 1998, 1998-99 et 1999.
- 198 tarifs ont été étudiés. - L'indice est le rapport entre le tarif du mois et celui du même mois de l'année précédente.
LA RADIO
- Les 14 stations ou réseaux nationaux : CHERIE FM, EUROPE 1, EUROPE 2, FUN RADIO, LES INDEPENDANTS, NOSTALGIE, NRJ, RFM, RIRE, RMC, RTL, RTL2, SKYROCK et SUD RADIO.
- Mois par mois de janvier 1999 à juin 2000.
Les tarifs.
- Le tarif 30s. brut HT moyen du lundi au dimanche d'une demi-heure de 5h à 24h, pondéré par les investissements publicitaires (Secodip) demi-heure par demi-heure.
Les audiences.
- L'audience du quart d'heure moyen du lundi au dimanche (Ens 15 +, source 75000 +) en milliers d'une demi-heure de 5h à 24h, pondérée par les investissements publicitaires (Secodip) demi-heure par demi-heure.
- Compte tenu de la périodicité des résultats, 4 fois par an, les audiences respectivement de Janvier-février-mars, avril-mai-juin, septembre-octobre et novembre-décembre sont identiques dans la base de données.
- Le mois de juillet et août n'étant pas étudiés par Médiamétrie, aucun indicateur d'audience n'est fourni pour l'été.
- C'est la variation de structure des investissements Secodip qui provoque une variation de l'audience moyenne pour ces mois.
- Nous n'avons pas pris en compte juillet-août.
- 67 032 demi-heures ont été étudiées. - L'indice est le rapport entre le tarif du mois et celui du même mois de l'année précédente.
LA TELEVISION
- Les chaînes hertziennes nationales : TF1, France 2, France 3, Canal +, M6 et la Cinquième.
- Mois par mois, de janvier 1999 à juin 2000
Les tarifs.
- Le tarif 30s. brut HT moyen du lundi au dimanche d'un écran, pondéré par les investissements publicitaires (Secodip) demi-heure par demi-heure.
Les audiences.
- Le GRP moyen du lundi au dimanche (Ens 15 +, source Médiamat) d'un écran, pondéré par les investissements publicitaires (Secodip) demi-heure par demi-heure.
- Compte-tenu du changement de méthodologie de l'enquête Médiamat de Médiamétrie en mars 2000, les comparaisons ne sont pas possibles au-delà de février 2000.
- 104 368 écrans ont été étudiés. - L'indice est le rapport entre le tarif du mois et celui du même mois de l'année précédente.
L'AFFICHAGE URBAIN NATIONAL GRAND FORMAT
- En l'absence de données officielles suffisamment détaillées sur les investissements publicitaires, nous avons dans un premier temps limité l'étude aux 17 réseaux nationaux des 3 afficheurs grand format : ADMYR, EMPIR et RAVIR hors Paris, DUUMVIR, MAGNUM, MEGA +40, GIGA +20, SAGA, TGV, BEST, MASTER, NEW POLE, STEREO, PREM'S, 12/12, PICK UP et O'NE.
- Mois par mois de janvier 1999 à juin 2000.
Les tarifs.
- Le tarif brut HT moyen d'une face.
Le nombre total de faces
- 306 tarifs ont été étudiés.
- L'indice est le rapport entre le tarif du mois et celui du même mois de l'année précédente.
Non pondéré par les investissements Secodip, cet indice est d'une nature différente de ceux des autres médias : il ne permet donc pas de constituer un indice global quadri-médias.