L'écran plasma : un
moyen de communication moderne et réactif
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Dans les
aéroports
JCDecaux
Airport
Le réseau Plasma de JCDecaux Airport se compose de 25
écrans sur les deux aéroports parisiens et de deux écrans dans
les aéroports de Toulouse, Montpellier, Nice et Marseille.
Chaque écran est intégré dans un mobilier urbain JCDecaux. La
régie les commercialise à 5 annonceurs disposant chacun d'un
spot de 12 secondes.
Sandrine Mettetal, directrice marketing "Nos
prix correspondent à une offre différente de celle de
l'affichage classique. Les synergies entre cible et diffusion,
dans les aéroports, font que nos périodes de campagnes de
référence sont de 14 ou 28 jours. Nous calons plus nos tarifs
sur la presse avec qui nous partageons la même logique de
cible. Par ailleurs, les frais de création de l'animation sont
intégrés".
Dans le
métro
Métrobus
Métrobus commercialise 100 écrans dans 10 stations de
métro parisiennes. Elle propose des boucles de 4 minutes
réparties entre 4 annonceurs pour des spots de 10 à 30
secondes, plus la météo.
Norbert Maire, responsable développement
"Nous voulons couvrir au maximum les zones de
diffusion avec une grande densité d'écrans. C'est pourquoi
nous avons par exemple 18 écrans à la station Charles de
Gaulle Étoile et 15 à Havre Caumartin. Nous venons d'effectuer
des études de perception et d'impact dont les résultats sont
très bons. Nous allons maintenant développer le réseau, et
notamment le mixer avec de l'affichage classique dans les
zones de flux" .
Dans
les centres commerciaux
Clear
Channel Malls Installé depuis
octobre dernier, le réseau E-malls commercialise aujourd'hui
103 écrans de 1,26 m de diagonale. Répartis dans 13 centres,
ils diffusent des boucles de 3 minutes dont 2 minutes de
publicités. Les spots de 15 secondes sont répartis entre 8
annonceurs.
Jean-Yves Nakache, directeur projet numérique :
"Les écrans plasma vont se multiplier sur les lieux de
consommation où ils relaient la communication extérieure. Le
numérique vient vraiment en complément de l'affichage
traditionnel".
Minut'Pub Cette régie commercialise des
écrans dans les centres commerciaux à Villabé, Bordeaux, le
Havre et bientôt en région parisienne. Elle a choisi
d'associer les messages de publicité de ses écrans à des
séquences beauté, sport, BD ou cuisine dans des boucles de 30
minutes.
Stéphanie Duplex, responsable marketing "L'idée est
d'attirer différentes cibles avec de l'information puis de
leur proposer une publicité impactante. Les spots peuvent
prendre la forme d'animations Flash, de diaporama ou de
parrainage des rubriques d'information".
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Tarif Brut HT dans les Aéroports de
Paris |
| Plasma Premium 1 écran |
|
12
mois |
39 000
€ |
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6 mois
|
29 000
€ |
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3 mois
|
19 000
€ |
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28 jours
|
9 000
€ |
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Plasma Summum 25 écrans |
|
12
mois |
415 000
€ |
|
6 mois
|
225 000
€ |
|
3 mois
|
95 000
€ |
|
28 jours
|
35 000
€ |
Tarif pour 100 écrans/14
jours
4 heures de diffusion/Jour |
| 50 000
€ |
Tarif pour 100 écrans/14
jours
250 passages/jour de 10 h à 22 h |
| 10 600
€ |
| Adaptation d'une création à partir de 400 €
HT |
| Tarifs non communiqués |
| Fini le
bon vieil écran à diodes, place à la technologie plasma. Depuis deux ans,
JCDecaux Airport, Métrobus et Clear Channel ont mis en place des réseaux
d'écrans qui diffusent des messages animés en 16/9. Selon une étude Ipsos
menée fin 2001, le plasma séduit 75 % des personnes interrogées, dont 70 %
déclarent se souvenir d'au moins un visuel. En effet, grande visibilité et
high-tech semblent attirer l'oeil du consommateur
Un
nouveau format de création
Comme
tout support émergent, l'écran plasma a mis un certain temps à
s'installer. Il propose un nouveau type de communication : des messages
animés à mi-chemin de l'affichage classique et de la télévision, le son en
moins. "Les annonceurs et les agences doivent intégrer une nouvelle forme
de création publicitaire", explique Jean-Yves Nakache, directeur projet
numérique du réseau E-malls de Clear Channel Malls. "Les séquences peuvent
reprendre les images d'une campagne télé. D'autres animent des éléments
d'une affiche ou diffusent des animations Flash. Il faut faire vivre le
support avec des messages ludiques et impactants". Les écrans se
commercialisent en boucles, réparties entre plusieurs annonceurs. Les
spots sont courts, entre 5 et 30 secondes selon les régies. "Nous
privilégions une répétition maximale. L'objectif est de mettre le
consommateur en contact avec le message au moins une fois dans la journée.
Par ailleurs, il faut apprendre à maîtriser un support inhabituel : des
messages animés face à des gens qui bougent", poursuit Jean-Yves Nakache.
D'où le choix d'implanter les écrans horizontalement et en hauteur à des
emplacements bien visibles croisant flux et position statique :
escalators, aires de repos... "Bref, il s'agit d'une toute nouvelle façon
de communiquer qui nécessite un travail de pédagogie", conclut-il. Pour
aider les agences, la plupart des afficheurs ont d'ailleurs une régie de
création intégrée prête à proposer des solutions clefs en main ou à
travailler avec les annonceurs.
Ciblage géomarketing
"2001 aura été une année test. Dès 2002, le support
est apparu comme plus souple et plus créatif" explique Sandrine Mettetal,
directrice marketing chez JCDecaux. "D'après les premières études,
l'impact d'une annonce plasma est trois fois supérieur à celui d'un
affichage classique". À la pointe de la technologie, les plasma diffusent
des animations visibles de jour comme de nuit et au rendu d'image parfait.
Les écrans peuvent afficher des vidéos, mais aussi toutes sortes de
fichiers informatiques. Reliés à un centre de commandement via une
connexion ADSL, ils sont gérés individuellement et en temps réel. Cette
souplesse d'utilisation offre de nombreuses opportunités de ciblage
géomarketing. "La vraie nouveauté, par rapport à l'affichage traditionnel,
c'est la possibilité de changer le message à volonté. McDonalds peut, par
exemple, faire varier son annonce selon son menu du jour, ou Nestlé
communiquer sur un produit petit-déjeuner le matin", explique Norbert
Maire, directeur développement de Métrobus. Tout comme La Tribune
qui actualise tous les jours sa une dans les aéroports, on peut imaginer
Renault renvoyant vers un concessionnaire régional ou Toys'R'Us
s'adressant aux enfants le mercredi.
Multi
usage
Aujourd'hui, le plasma apporte donc modernité et
souplesse à
l'affichage classique. "Il s'intègre parfaitement dans un plan mix-media",
explique Sandrine Mettetal. Mais c'est également un nouvel outil de
communication sur le lieu de vente. Dans les centres commerciaux, les
écrans annoncent en temps réel les promotions, mettent en avant un produit
dans la zone de chalandise... où ils peuvent favoriser l'achat
d'impulsion. Ils sont également prisés comme support événementiel ou
hors-média. JCDecaux Airport les a, par exemple, utilisés pour renforcer
le lancement d'un nouveau parfum et une campagne de recrutement en
aéroport. Placés uniquement dans les zones d'attente, les écrans jouent un
rôle distrayant face à un public captif. "La technologie plasma progresse
constamment et permet de répondre aux besoins d'une publicité de plus en
plus ciblée dans le temps, l'espace et le contenu", poursuit Sandrine
Mettetal. Le moment n'est pourtant pas arrivé où les plasma tapisseront
les murs des villes comme autant d'affiches haute technologie. Une
question de coût, notamment. Même si les prix ont baissé, le plasma reste
un matériel onéreux à l'achat. D'autant plus que "la fabrication et la
diffusion d'un spot coûtent encore trop cher", souligne Norbert Maire.
Pour pallier à ces inconvénients, les régies pratiquent des tarifs
modérés. Histoire d'attirer les annonceurs et convaincre les derniers
sceptiques…
Un
support d'avenir
En 2003,
tous les afficheurs vont travailler leurs réseaux : E-malls installera une
cinquantaine d'écrans pour couvrir 18 centres commerciaux, JCDecaux
Airport va développer son catalogue. Minut'Pub et Media Pixel, entre
autres, prévoient d'installer de nouveaux réseaux dans les centres
commerciaux. Métrobus, quant à elle, tire actuellement les conclusions
d'une étude de perception et réfléchit à la manière de renforcer son
offre. Enfin, Adshel (Clear Channel) travaille un nouveau projet à Nantes.
Dans le cadre de l'installation des abribus de la ville, elle tente
l'expérience du tout numérique : 7 écrans LED de 8 m², 150 bornes
interactives et une vingtaine d'écrans plasma. Pour l'instant, ce réseau
diffuse des informations de service. S'il s'avérait viable, il pourrait
s'étendre à d'autres villes et accueillir de la publicité. Le plasma à de
beaux jours devant lui.
Julien
Solonel |