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Et
le PACS homosexuel ?
Avec
50 000 contrats signés depuis la mise en place de la loi, le
PACS n'est pas encore comparable pour le marché à un mariage
gay. Il est en effet difficile de chiffrer le pourcentage de PACS homosexuels
sur le nombre total de contrats signés, même si les enquêtes
menées par le magazine Têtu auprès de quelques
greffiers de tribunaux d'instance (où sont conclus les PACS)
semblent indiquer que le chiffre serait élevé. "L'ambiance
qui règne dans un tribunal d'instance n'appelle pas à
la fête", commente Thomas Doustaly, rédacteur en chef
de Têtu, "les 'pacsés' se contentent donc souvent
de signer, puis organisent une petite fête privée chez
eux, mais rarement une célébration comparable à
un mariage hétéro". De plus, il semble que les PACS
entérinent plus souvent des relations déjà anciennes,
pour des raisons "politiques", patrimoniales ou fiscales.
"Les couples homosexuels se 'pacsent' souvent lorsque la différence
entre leurs salaires est élevée, ce qui leur permet de
réduire leurs impôts, ou bien pour éviter des droits
de successions trop important lorsqu'ils possèdent un bon patrimoine",
précise Thomas Doustaly.
Malgré tout, quelques tendances semblent se dessiner. Tout comme
les mariés, les "pacsés" pratiquent souvent
l'échange d'alliances. D'après les témoignages
recueillis par le magazine Têtu, ils partent également
en voyage de noce. Tendance confirmée par le BHV : sur la trentaine
de "listes de pacsage" ouvertes depuis que le magasin le permet,
le voyage apparaît en bonne position. Et quelques mairies (quatre
à Paris, une dizaine en province) offrent la possibilité
aux "pacsés" d'organiser une cérémonie
type mariage républicain plus propice à être suivie
d'une grande fête. Ceci dit, "le PACS reste encore très
éloigné des mariages homosexuels en Hollande, Scandinavie
ou aux Etats-Unis, pour lesquels les couples homosexuels font appel
aux mêmes prestataires de services qui interviennent dans l'organisation
d'un mariage hétéro", conclut Thomas Doustaly.
Nicolas Priou
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