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L'évolution récente du marché de la téléphonie
et de l'Internet en France s'est traduite par une multiplication d'offres
et de services des différents opérateurs. Dans ce paysage en pleine
mutation, les réseaux à haut débit dynamisent le marché et favorisent
l'émergence d'une télévision mobile interactive de 3e génération. Cette
irruption modifie le modèle audiovisuel français.
Tarif Media s'est intéressé à ces nouvelles technologies
et à ces changements afin de mieux comprendre leur positionnement et les
attentes des consommateurs dans ce domaine.
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Tests sur des clients " cobayes "
C'est le 17 octobre 2005 que les trois opérateurs ont commencé
à mettre en place leurs premiers tests de télévision mobile
DVB-H. Pendant 9 mois, l'expérimentation portera sur un panel
de clients parisiens recrutés parmi les abonnés d'Orange,
Bouygues Télécom et SFR.
Canal+ et SFR, accompagnés de Towercast et de Nokia, ont donné
le coup d'envoi à des tests grandeur nature de télévision
sur mobile, grâce à une autorisation par le Conseil Supérieur
de l'Audiovisuel (CSA) sur 500 abonnés parmi ceux de Canal+
(CanalSat et Canal+) et SFR. La technologie choisie est le
DVB-H, la norme proposée par Nokia. L'expérimentation client
permettra de tester plusieurs terminaux de réception DVB-H
: le téléphone vidéo disposant d'un écran permettant de regarder
de la vidéo (usages courts) ou la télévision de poche ou nomade,
pour tous les types d'usages (chambre, voiture ou résidence
secondaire). Elle possèdera éventuellement des fonctions d'enregistrement.
L'objectif est de tester l'usage des clients. Cette offre
sera découverte sur les Nokia 7710. Le bouquet CanalSat sera
donc accessible comme sur un poste de télévision à partir
d'une mosaïque et proposera 10 chaînes et 4 radios. Il a également
la possibilité de s'abonner à trois chaînes complémentaires
(Canal +, Sport +, CineCinema Premier) de façon individuelle
ou en souscrivant au pack Cinema Sport. Par ailleurs, des
séances à l'acte (Pay Per View), par exemple à la soirée,
seront proposées aux utilisateurs en complément de l'abonnement.
Comment payent-ils ?
Les testeurs seront débités mensuellement, de leurs abonnements
et d'éventuels paiements à l'acte de contenus télévisuels,
sur leur facture de téléphone mobile, sous la rubrique réservée
à cet effet,. " Lorsqu'il regarde la TV, l'utilisateur peut
facilement changer de chaîne grâce à un bouton dédié, ou en
passant par le guide électronique de programmes. Naturellement,
il est averti lorsqu'il reçoit un appel ou un SMS/MMS. Il
peut aussi choisir de l'ignorer ou d'y répondre. Dans ce cas,
l'application TV passe en arrière plan, puis elle est automatiquement
relancée lorsque l'utilisateur termine son appel… "
TPS a lancé en octobre des tests similaires sur DVB-H, en
compagnie d'Orange et de Bouygues Télécom. Les deux opérateurs
testeront sur des téléphones Sagem My Mobile TV sur 400 clients
parisiens Orange et Bouygues. Ces testeurs pourront zapper
à loisir parmi 9 chaînes : TF1, M6, LCI, Télétoon, Eurosport,
Infosport, TF6, Paris Première et M6 Music Hits, fournies
par le bouquet satellite TPS. Des services associés aux programmes
de télévision seront également mis en place, dont, au lancement,
un guide des programmes interactifs.
Bouygues Télécom réalisera des essais, uniquement techniques,
sur la norme concurrente le T-DMB,
poussé par les constructeurs asiatiques. Cet opérateur teste
le T-DMB coréen avec TF1, LCI et VDL, petit diffuseur de télé.
LG et Samsung lui ont fourni les mobiles.
Une quatrième expérimentation technique DVB-H
va commencer avec TDF, les opérateurs et plusieurs chaînes
parmi les chaînes publiques.
L'objectif de ces expérimentations est d'évaluer la qualité
de la réception des services, la richesse des bouquets, à
savoir si le consommateur est satisfait et si ce bouquet répond
à ses attentes, au même titre que les usages par les abonnés
testeurs de la TV en mobilité. Bien sûr, ils testent les paramètres
techniques, identifient et analysent les modèles économiques.
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Avant d'aborder le principe du téléphone portable 3e
génération et les deux principaux services offerts : la télévision et la
visiophonie, il faut d'abord savoir que les trois opérateurs français,
Bouygues Télécom, Orange et SFR, se sont lancés dans la course au haut
débit mobile mais avec des choix technologiques différents.
Orange
et SFR disposent aujourd'hui d'un réseau 3G
désigné aussi sous les initiales UMTS
(Universal Mobile Communications Systems). Bouygues Télécom, a préféré
opter uniquement pour la technologie EDGE
(Enhanced Data rate for GSM Evolution), évolution multimédia de la norme
GSM
de 2e génération. Bien que moins coûteuse à déployer, cette
norme est moins rapide (200 kbit/s au lieu des 384 kbit/s du réseau UMTS)
et également moins performante. En effet, elle permet la télévision sur
mobile mais pas la visiophonie. Orange utilise aussi cette
technologie.
Autre conséquence de ces différents choix, les zones
de couverture pour les nouveaux services ne sont pas les mêmes. SFR, qui
n'utilise que la 3G, couvre uniquement 45 % de la population. Orange,
45 % avec la 3G et 85 % avec l'EDGE. Quant à Bouygues Télécom,
il couvre 85 % de la population française avec
l'EDGE.
Quelques réponses déjà…
Des expérimentations sur la télévision mobile, autorisées par le CSA,
ont démarré en France, à Paris, sur quatre canaux radio différents (voir
encadré Tests). Elles permettront de mieux comprendre les attentes du
public. Si elles s'avèrent concluantes, le lancement de tous les services
de télévision sur mobile commerciale pourrait être envisagé fin 2006,
début 2007. La diffusion à grande échelle pourrait également démarrer
à partir de 2008, car les expériences sur les tests effectués par les
groupements industriels (opérateurs de téléphonie, diffuseurs de chaînes
et fabricants de téléphones mobiles) cesseront en septembre 2006.
Les résultats
obtenus permettront aux opérateurs et aux chaînes d'avoir les éléments
nécessaires pour définir où les consommateurs vont regarder cette nouvelle
TV (au bureau, à la maison, dans les transports), et quels programmes ils
vont préférer. Ils risquent toutefois de rencontrer des difficultés par
rapport au manque de fréquences disponibles actuellement.
D'ores et déjà, il est possible de
répondre à quelques questions. Certains consommateurs peuvent aujourd'hui
regarder la TV sur mobile mais avec une technologie moins performante,
pour le moment, et à un prix coûteux. Ce loisir est actuellement réservé à
une centaine de milliers de personnes. Pour y avoir accès, il faut
souscrire à un abonnement haut débit. Des chaînes hertziennes accompagnent
les opérateurs dans ce nouveau challenge. Guy Lafarge, directeur général
adjoint de Canal+, explique cet accompagnement : " Nous souhaitons
créer un continuum entre le portable et la TV. Par ailleurs, je m'associe
aux opérateurs car 46 millions d'individus ont un téléphone portable dans
leur poche ".
Qu'est-ce qu'un téléphone 3G ?
Il s'agit de la 3e génération de téléphones portables,
basée sur le système de télécommunication UMTS en rupture totale avec
les téléphones 2e génération basés sur la norme GMS (Global
System for Mobile Communications) et ses évolutions : GPRS et EDGE. Cette
nouvelle technologie nécessite de nouvelles antennes mais aussi de nouveaux
téléphones compatibles qui offrent plusieurs usages. Notamment celui de
fonctionner comme une carte en se branchant sur un PC portable, pour faire
office de modem. Plus besoin de rentrer chez soi et de se précipiter devant
son écran pour assister à son émission préférée. Avec le système 3G, certaines
chaînes TV seront disponibles sur chaque mobile ! Par exemple, en juillet
dernier, Label Studio TV a été le premier programme télé diffusé uniquement
sur mobile. À condition d'utiliser le réseau UMTS haut débit et d'être
abonné à SFR (qui a signé un contrat d'exclusivité avec Universal) ou
Orange.
Mais, le portable 3G n'est pas seulement précurseur de la télé sur très
petit écran. Il permet aussi la visiophonie. C'est-à-dire, de communiquer
par la voix et d'échanger des images ou séquences vidéo avec un correspondant
que l'on voit sur l'écran de son mobile dès le moment où il dispose aussi
d'un portable 3G. La personne qui reçoit l'appel a le choix d'envoyer
ou non son image. Grâce à ce système, il sera possible de laisser un message
vidéo au correspondant appelé, en l'enregistrant auprès d'un service dédié,
similaire à la messagerie vocale… Comme les portables de 2e
génération, les 3G permettent d'envoyer et de recevoir des mails mais
le système est plus perfectionné. Au même titre que pour le téléchargement
de jeux et de logos, le chat, la navigation sur Internet (à plus grande
vitesse), la visualisation des images numériques et la réception de morceaux
de musique. De même que pour les émissions TV (sport, news…) ou
les clips vidéos. Selon, Jean-Marc Tasseto, directeur général adjoint
de SFR, " La 3G est une technologie cellulaire qui a été conçue
pour des communications interpersonnelles. Elle est particulièrement adaptée
pour de la visioconférence, pour le téléchargement ou pour le streaming
de programmes courts. C'est le domaine de l'individualisation, de la personnalisation,
de la vidéo à la demande ".
Des contenus ciblés pour un
public accro… Des questions se posent aujourd'hui sur cet
engouement récent pour la télévision sur portable, et en particulier sur
les enjeux industriels.
Dans son édition du 19 octobre 2005, Le
Monde publie une récente étude de Strategy Analytics sur le marché des
contenus pour la téléphonie mobile. Il atteindrait " au niveau
mondial, 70 milliards de dollars en 2008, dont 5,7 milliards pour la vidéo
sur mobiles. Le nombre de téléphones équipés en vidéo qui était de 65
millions en 2004, devrait passer à 712 millions en 2008 ". Les
opérateurs cherchent donc à rentabiliser leur licence UMTS qu'ils semblent
avoir payée cher, tandis que les fabricants visent la performance tout en
voulant devenir le plus novateurs possible dans le domaine de la haute
technologie.
Du côté des utilisateurs, une relation affective est
née car nombreux sont les jeunes (la génération des 13-25 ans) qui ne
pourraient pas vivre sans leur téléphone portable. Mais qui sont ces
jeunes ? Des hommes urbains et modernes, semi-nomades, auxquels on propose
des solutions d'accès Wi-Fi en complément ou en
" bundle ".
Pour offrir des contenus plus ciblés, les
opérateurs de téléphonie proposent des banques de programmes dans
lesquelles le " mobispectateur " peut piocher : c'est le
principe de la VOD (vidéo à la demande). Pour attirer ce jeune, on lui
offre surtout pour l'instant des programmes qu'il connaît et apprécie :
les Guignols de l'info, Caméra Café, Kaamelot, les coulisses de la Star
Académy ou encore les journaux de LCI…
Ainsi, dès à présent,
deux types de programmes vont être fondamentaux pour le mobile :
l'information et le divertissement, notamment la musique ainsi que le
sport, la météo et aussi les jeux. Guy Lafarge (Canal+) affirme que
" les piliers de nos programmes sont les informations et la
musique avec des magazines courts… ".
SFR propose, depuis
le 19 octobre 2005, un nouveau programme " 24 : La Conspiration ",
la première série produite par des téléphones mobiles, inspirée de la
série télévisée à succès " 24 Heures Chrono ". Les 24 épisodes
sont d'une durée d'une minute chacune, avec une intrigue et des personnages
différents de la série télévisée. Pour info, " les épisodes disponibles,
à raison de 2 épisodes chaque jeudi à partir de fin novembre, seront facturés
un Euro chacun, avec la possibilité de s'abonner aux 24 épisodes pour
9 €. Des tarifs qui ne tiennent pas compte du coût de connexion au
portail multimédia de SFR ".
En tout cas, une
certitude pour le moment : les contenus pour mobile doivent être courts
(pas plus de 5 minutes, plutôt 2). Canal+ propose d'ailleurs des vidéos
courtes dans ses abonnements Canal+ Orange Vidéo. En général d'une durée
inférieure à 2 minutes. Pour Guy Lafarge, " ces séquences courtes
sont importantes car il faut rythmer l'antenne et rendre attrayant les
programmes ". J-M Tasseto (SFR) précise par ailleurs que
" Le développement de la TV sur mobile requerra en effet la
création de contenus spécifiques, qu'il s'agisse de l'adaptation de la
grille des chaînes TV, du reformatage de certains programmes pour qu'ils
soient plus courts et plus adaptés à la visualisation en mobilité ou
encore de la création de contenus, voire de chaînes, spécifiques pour le
mobile, comme cela se fait sentir dès à présent sur la 3G ". D'où
l'invention des " mobisodes ", ces modules de quelques minutes
censés surfer ou créer des phénomènes addictifs auprès des
" mobispectateurs ".
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Les offres des opérateurs
SFR
L'opérateur lance
deux nouvelles offres pour les professionnels et entreprises
de moins de 10 salariés. Les gammes de forfaits d'abonnement
permettent l'accès à la 3G dès le premier forfait à 22 €.
SFR est également le seul opérateur à proposer l'accès à la
3G à tous ses clients utilisateurs de cartes prépayées.
- Une Série
Limitée Professionnels 3G
Jusqu'au 15 novembre, SFR propose un nouveau forfait destiné
aux professionnels avec un numéro Siren. Facturé au prix de
47 €/mois les 6 premiers mois au lieu de 75 €/mois,
ce forfait comprend 4 heures de communications, utilisables
7 jours sur 7. Les appels vers les numéros de téléphones fixes
métropolitains (hors numéros spéciaux) et vers les numéros
SFR, sont illimités du lundi au vendredi, de 8h00 à 20h00.
Toutes les options incluses et l'option MMS Mail sont offertes
pendant 6 mois.
- Forfait Evolution Pro 25h
Autre nouveauté, SFR lance le plus gros forfait du marché
sur sa gamme Evolution Pro avec 25 heures de communication,
valables 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Ce
forfait permet d'appeler en illimité 24 heures sur 24,
7 jours sur 7 vers 3 numéros SFR. Pour les professionnels
avec un numéro Siren, ce nombre passe à 5 vers des numéros
SFR et fixes, de 8h à 18h00 en semaine.
- Des services " privilèges " pour les professionnels
Avec son nouveau "service client Express", SFR s'engage auprès
des professionnels à ce qu'un chargé de clientèle réponde
en moins de 30 secondes. Par ailleurs, SFR remplace gratuitement
un mobile défectueux sous 24h et livre un mobile équivalent
en France métropolitaine. Enfin, pour toute ouverture de ligne,
SFR donne aussi la possibilité de choisir son numéro d'appel
parmi une liste de numéros SFR disponibles.
BOUYGUES TÉLÉCOM
Il commercialise
ses premiers services mobiles haut débit basés sur la technologie
EDGE. Comme son concurrent, l'opérateur cible d'abord les
entreprises en leur proposant sept offres, qui intègrent uniquement
de l'échange de données. Les prix des forfaits varient de
5 € H.T. pour un volume de transfert de données de 5
Mo par mois à 79 € pour l'illimité, qui autorise donc
une connexion permanente.
ORANGE
Canal + Orange
Vidéo adapte un service multimédia disponible sur les portables
vidéo Orange. Offre multimédia axée autour de 5 rubriques
: Cinéma, Sport, Info, Humour et Charme. Les vidéos sont incluses
et illimitées dans l'abonnement (hors charme). Deux formules
d'abonnement : l'accès découverte 24h à 3 € et l'abonnement
mensuel à 5 €. Grâce à ces abonnements, le consommateur
peur naviguer sur l'ensemble du site et visionner en illimité
les vidéos de son choix.
- Des forfaits
adaptés
à chaque type de consommation
L'opérateur propose quatre types de forfaits respectivement
destinés aux petits, moyens et gros budgets. Les deux premiers
forfaits, de 55 et 75 € par mois offrent 3 et 5
heures de communication (voix ou visiophonie). Les deux autres,
s'élevant à 125 et 195 € offrent quant à eux, 10
et 20 heures de communication (voix ou visiophonie). Notons
que pendant les deux premiers mois, les forfaits 5, 10 et
20 heures sont au prix des forfaits respectivement inférieurs.
Chaque forfait comprend 25 Mo de téléchargement possible,
soit approximativement 15 vidéos d'une longueur de 2 minutes
par mois. Si ce pass de 25 Mo, n'est pas suffisant, il est
possible de souscrire à un "pass multimédia", de 10, 20 ou
34 €, offrant 25, 60 ou 120 Mo de téléchargement
supplémentaire. En cas de dépassement, le Mo sera facturé
à 1 Euro l'unité.
À l'heure actuelle,
bon nombre de promotions permettent de profiter de la 3G à
des tarifs relativement plus raisonnables. Pendant les deux
premiers mois, 6 heures de communication visio sont offertes.
De même, jusqu'au 31 décembre 2005, la minute voix s'élève
au prix de la minute visio. S'agissant du forfait 3 heures,
notons qu'une offre " découverte " valable jusqu'au 27 avril
2005 et s'élevant à 25 € les six premiers mois et
55 € les mois suivants, reste proposée pour les
plus timides des nouveaux technophiles. En termes de terminaux,
une gamme de plusieurs mobiles 3G sont proposés à la vente.
Il s'agit du Sony Ericsson Z1010, du LG U8150, des Samsung
SGH Z105U et Z107, du Sanyo S750, du Motorola C975, et du
Nokia 6630 ; leurs prix variant de 199 à 399 € en
coffret Orange.
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Des programmes sur mesure…
Les opérateurs proposent
déjà des programmes personnalisés, que les clients ne regarderont pas
chez eux. Canal+ présente actuellement deux offres en partenariat avec
Orange et SFR. CanalSat et SFR ont lancé depuis le 29 juin 2005, le premier
bouquet de chaînes de télévision packagé pour le mobile. Ce service est
disponible sur le portail Vodafone live ! de SFR. Dix-sept chaînes, accessibles
24h/24, sont proposées par abonnement mensuel au prix de 7 €.
CanalSat offre une sélection de chaînes comme Ciné Cinéma info, CNBC,
Comédie, Cuisine TV, l'Équipe TV… " Il faut
noter que SFR propose déjà 50 chaînes dont une vingtaine via le bouquet
CanalSat ", rappelle J-M Tasseto (SFR).
Comment accède-t-on à ce bouquet ? Rien de plus simple. Il suffit
aux abonnés SFR de se connecter depuis leur mobile 3G au portail Vidafone
Live !, rubrique TV-vidéo puis CanalSat. Et ce n'est pas tout… Comme
sur le satellite ou l'ADSL, les abonnés de CanalSat sur SFR retrouvent
la mosaïque, un guide de programme et ont en plus la possibilité d'être
alertés par SMS du début d'un programme qui les intéresse particulièrement
!
On peut parler en quelque sorte de télé à la carte sur son mobile.
Cette avancée tend vers la création de nouveaux programmes adaptés uniquement
aux téléphones et aux petits écrans. Le but étant que les consommateurs
accèdent à un divertissement personnalisé, programmé sur mesure…
" Pour l'instant les tests montrent que la TV est davantage regardée
le soir, vers 22 heures. La durée moyenne d'une session est de 2 minutes.
Les chaînes les plus regardées sont celles du groupe France Télévision
(France 2 et France 3), puis les musicales et les chaînes mangas ",
précise encore J-M Tasseto (SFR).
Mais une facture salée
Un petit bémol pour
ces jeunes, la facture qui va forcément augmenter avec cette profusion
de nouveaux services.
Selon une enquête du
magazine 60 millions de consommateurs, la factures des consommateurs va
être alourdie avec la nouvelle génération de téléphonie mobile : au prix
du téléphone, il faut ajouter le forfait mensuel que l'usage de la visiophonie
et de la télévision risque de faire grimper. " Les formules les plus
adaptées commencent à 50 € par mois ".
La bataille des opérateurs
La bataille des opérateurs
a déjà commencé et tend à s'intensifier d'ici à la fin de l'année surtout
sur le plan commercial. Les groupes de télécoms sont en train de devenir
en quelque sorte des groupes médias. Par exemple, Orange qui achète des
droits TV de Ligue 1 et 2 pour la nouvelle offre Canal+ Orange Vidéo avec
ses extraits de matchs. Les images sont commentées par Guy Roux, le commentateur
de Canal+, détenteur des droits TV. Ou encore SFR avec les droits du prochain
Mondial. Quelques nouveautés apparaissent aussi : LCI se lance sur Orange
avec des journaux tout en images, de une à deux minutes, actualisés six
fois par jour et un module météo. SFR diffuse un mini-journal présenté
par Christine Ockrent, des chroniques de foot… " Nous avons
crée des programmes conçus par des personnalités et de grandes signatures
comme Thierry Gilardi ou Christine Ockrent… ", confie J-M
Tasseto (SFR). M6 Web fabrique des journaux d'actualité people, musique,
auto et une chronique d'humour…
En France, on peut déjà noter que la diffusion d'événements sportifs
constitue la prochaine révolution médiatique, dont les répercussions financières
sont imaginées par les opérateurs, les diffuseurs et le monde sportif…
Même si l'offre est
séduisante, la téléphonie 3G pose quelques problèmes à l'heure actuelle.
En effet, la qualité de l'image est moyenne et la technologie n'est pas
adaptée à une diffusion de masse. Le réseau risque même de saturer d'ici
trois ou quatre ans. Du coup, les tarifs sont élevés : 30 centimes la
minute chez Bouygues, 10 € par mois pour une heure (accès illimité
le week-end) chez Orange. Canal+ ne semble pas convaincu : " La 3G
ne supporte pas la charge pour faire de la TV. C'est un tremplin. Ce sont
les terminaux portables comme complément TV qui vont permettre le grand
boom ! ". J-M Tasseto de SFR partage cet avis : " lorsqu'il
s'agit de rendre disponible le même contenu simultanément à des millions
de " mobispectateurs ", une technologie de diffusion s'avère bien plus
adaptée, tant d'un point de vue technique qu'économique. C'est pour cette
raison que SFR s'intéresse aux technologies de diffusion de la TV sur
mobile et vient notamment de lancer un pilote DVB-H".
La publicité fera
baisser les prix…
Des prix qui ne sont
pas non plus très attractifs surtout pour la jeune cible. L'arrivée de
la publicité pourra néanmoins les faire baisser. En effet, les fictions
courtes se prêtent bien à la publicité et cela intéressera les annonceurs.
Marc Montaldier, responsable de l'activité publicité à Orange France,
explique : " les campagnes de publicité commencent à se mettre
en place et à se vendre. Actuellement, Orange propose un spot publicitaire
d'un des leaders de sport. Cette publicité de 15 secondes est commercialisée
depuis le 16 novembre. Grâce aux mails vidéos (les MMS), 100 000
abonnés reçoivent désormais ce spot. Aujourd'hui, nous avons des demandes
de nombreuses enseignes comme la BNP, EDF, Prisma Presse, A la page, Gaumont,
Desange, Apple, Nike… Nous aurons rapidement une déclinaison de
spots TV en complément de la télévision elle-même. Bientôt, les spots
publicitaires entreront dans les habitudes de consommation des individus ".
Il faut également s'attendre
à une barrière concernant l'idéologie et les comportements. Dès à présent,
les contenus pour adultes sont tentés par la téléphonie mobile. Ils seront
à la portée d'un grand nombre d'utilisateurs du portable. Selon les propos
de Daniel Winterbottom, analyste chez Informa et auteur d'un rapport sur
le sujet, "le marché des contenus pour adultes sur les portables va
plus que doubler dans les 5 ans. Cette année, il se situera à environ
973 millions de dollars au niveau mondial. Il va grimper à 2,3 milliards
en 2010" (Le Monde du 08/10/05). Où est donc la limite ? Faudra-t-il
encore réglementer les portables des jeunes ou limiter certains accès ?
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La 4e génération
de téléphonie mobile
au Japon
L'opérateur nippon
NTT DoCoMo espère commercialiser les téléphones mobiles 4e
génération vers 2010. Cette nouvelle technologie devrait permettre
d'augmenter la vitesse de réception des données et de télécharger
un DVD en quelques secondes seulement.
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Cependant, on peut dire que les services vont aller en s'améliorant,
si l'on tient compte des avancées des Japonais dans ce domaine. Ils proposent
aujourd'hui une série quotidienne sur les téléphones Yokohama. En fait,
chaque épisode est téléchargé pendant la nuit pour être vu le jour suivant.
Peut-être qu'aux environs de 2010, les consommateurs pourront écouter
de la musique en streaming (la radio par exemple), acheter et télécharger
de la musique en ligne, faire des jeux 2D et 3D en réseau, bénéficier
de la surveillance vidéo à distance, de services d'achats et de paiement
par téléphone, d'un porte-monnaie électronique, de la commercialisation
de bouquets TV similaires à ceux proposés par le câble ou le satellite,
de la navigation routière au GPS, de la gestion de la maison à distance
(commande à distance des lumières, de la télévision, ouverture de la porte)...
D'après La Tribune
du 20 octobre 2005, " en présentant l'offre Canal+ Orange Vidéo au
Mipcom à Cannes, Orange a indiqué que son portail a enregistré, en août
2005, 3 millions de connexions par mois pour visionner des chaînes de
télévision ou de la vidéo à la demande. Environ 50 % des abonnés sur mobiles
l'utilisent, soit 150 000 actifs TV à ce jour. L'objectif est d'atteindre
un million d'actifs TV fin 2006 ".
La concurrence
La concurrence va être de plus en plus importante. Ces avancées technologiques
pourraient menacer Orange, SFR et Bouygues car rien n'empêchera les fabricants
d'ordinateurs de poche (Palm, HP) ou de baladeurs vidéo (Apple) de se
lancer dans la téléphonie. On peut noter aussi que le Français Archos
propose déjà une console multimédia portable capable de recevoir la TNT.
" Dans le domaine de la production et de la création, les opérateurs
et nous sommes complémentaires, partenaires. Mais de toute façon, on aime
trop la télévision. Elle ne peut pas disparaître. Elle aura son deuxième
souffle avec la TV haute définition. Et puis, aucun opérateur mobile ne
peut remplacer la télévision car c'est un métier que de proposer une ligne
éditoriale, acheter les bons programmes, avoir les droits… ",
explique Guy Lafarge. Jean-Marc Tasseto (SFR) complète en disant " Ce
sont les groupes TV qui fournissent une partie du contenu TV/vidéo qui
est disponible sur notre portail. Ainsi, il est évident qu'on ne peut
pas parler de concurrence. Et puis, tout simplement, on n'aura jamais
la même expérience de visualisation sur le petit écran d'un mobile et
sur un grand écran de salon en 16/9e. À chaque support, son
type de contenu adapté ".
Les opérateurs restent malgré tout confiants. Ils estiment que leur expérience
en matière de contrôle d'accès, de facturation et de marketing est irremplaçable.
Ils comptent doper leur recette grâce à la publicité interactive et en
direct par SMS.
La téléphonie mobile 3G fait partie de l'avenir du portable. Les marques
qui ciblent les jeunes l'ont bien compris. C'est le cas d'NRJ qui vient
de lancer NRJ mobile et devient par ce biais un opérateur virtuel, opérateur
mobile sans réseau (MVNO). NRJ achète à SFR des minutes de communication
qu'elle revend à ses abonnés. NRJ Mobile propose des offres prépayées,
sans abonnement, allant de 5 à 30 €. La minute de communication coûte
55 centimes d'Euros vers les téléphones fixes et mobiles, un tarif prépayé
classique, et 35 centimes d'Euros pour les appels vers les portables NRJ
Mobile. Quant aux SMS, ils sont facturés 6 à 12 centimes d'Euros. Comme
NRJ Mobile ne subventionne pas de téléphone mobile, les kits comprenant
un téléphone et jusqu'à 50 € de communications, coûtent entre 100
et 400 €. Un budget conséquent pour la cible d'NRJ, c'est-à-dire
les moins de 25 ans.
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Les opérateurs
vont encore plus loin
Les opérateurs assurés de leur victoire sur la 3G s'intéressent
déjà à de nouvelles possibilités. Une centaine d'usagers parisiens
testent un service leur permettant de passer les portillons
du métro ou de valider leur passage dans le bus, avec leur
téléphone mobile. C'est Bouygues Télécom qui propose et teste
ce système. Cette expérimentation, en partenariat avec la
RATP, doit débuter au premier trimestre 2006.
Les opérateurs souhaitent voir le téléphone portable comme
l'élément indispensable dans la société actuelle. Et oui,
tous s'y mettent. France Télécom (Orange), par exemple, associé
à Philips, avait lancé une expérimentation à Caen permettant
notamment de payer ses courses ou d'accéder à sa place de
parking grâce à cet appareil !
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M6 s'est également associé à Orange, tandis que Skyrock cherche un
réseau. On peut, dès à présent, imaginer que des marques offriront des
services spécifiques et se cantonneront, à priori, à des marchés de niches.
" Je trouve que c'est bien d'avoir d'autres marques. Cela met
un peu de concurrence. Ces marques travaillent en prépayé. On est donc
bien différent ", confie Guy Lafarge (Canal+).
Les opérateurs et les
fabricants retrouveront petit à petit les mêmes sources de revenu qui
existent aujourd'hui. À savoir, la publicité pour la télévision gratuite,
les abonnements payants, l'interactivité, sans oublier la redevance. Par
ailleurs, en devenant distributeur commercial de chaînes de télévision,
l'opérateur ferait donc un pas supplémentaire dans son implication dans
le secteur des médias.
En tout cas, il semblerait que ce soit bien parti. Les Échos annoncent
déjà que la télévision mobile pourrait représenter 700 à 800 millions
d'abonnés en Europe d'ici 2010 et engendrer un revenu estimé à 18 milliards
d'Euros.
Avec toutes ces innovations,
les consommateurs pourront maintenant regarder leur feuilleton préféré
en courant, dans un parc ou au cours d'un repas, dans un restaurant…
Et, si le téléspectateur veut voter au beau milieu de la " Star Ac ",
qu'à cela ne tienne ! Le mobile 3G s'impose pour expédier un SMS. Remarquez,
si le film au cinéma ne vous plaît pas… vous aurez le recours de
sortir votre téléphone et de vous faire un épisode de " 24 h
: La Conspiration " spécial mobile " L'avenir est
devant nous. Ce qui compte, c'est d'accéder à l'information et au plaisir
grâce aux innovations ", conclut Guy Lafarge. Enfin, si l'on reste
rationnel, tout laisse à penser que la télévision mobile est destinée
en priorité à un usage en mobilité… Alors, il ne nous reste plus
qu'une chose à faire : attendre, tester et naviguer… Tous à vos
portables !
Emmanuelle Kalfon
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LEXIQUE
:
- EDGE : L'EDGE constitue une évolution de la norme
GSM/GPRS (2e génération) et permet d'atteindre des débits
de 250 kbps, soit 5 à 6 fois supérieurs à ceux du GPRS. La mise en
place d'un tel réseau s'avère beaucoup moins onéreuse et plus simple
que la 3G : 200 millions d'Euros d'investissement pour mettre à jour
le réseau GSM, c'est moindre par rapport aux milliards déboursés
pour l'achat d'une licence UMTS et la construction du réseau ad hoc.
Les terminaux compatibles EDGE, déjà très répandus sur le marché,
présentent également l'avantage d'être beaucoup moins chers et plus
autonomes que leurs concurrents UMTS. L'opérateur Bouygues Télécom
privilégie pour l'instant la mise en place d'un tel réseau pour
développer ses services i-mode. L'EDGE fait aussi partie de la
stratégie d'Orange comme complément de son réseau UMTS. Déployée sur
l'ensemble du territoire en 2005, cette technologie sera présentée
au client de l'opérateur comme une alternative moins onéreuse à
l'UMTS et un moyen d'avoir accès à du " presque " haut débit y
compris dans les zones rurales. De son côté, SFR, qui a choisi
l'option UMTS, devrait aussi entamer une mise à jour de son réseau
GPRS vers l'EDGE, mais ne met en avant cette solution que pour les
endroits à très faible densité de population.
- DVB-H :
une adaptation pour les mobiles de la norme de diffusion DVB-T
actuellement utilisée pour les chaînes de la TNT. L'avantage c'est
que cette norme permet de diffuser un grand nombre de chaînes de
télévision et de radios numériques. Mais en France, elle utilise la
bande UHF qui est encombrée par la diffusion de la télévision
analogique. La qualité de réception à l'intérieur des logements
n'est pas encore prouvée. Cette norme est soutenue par Nokia (SFR et
Vodafone). Elle est donc l'héritière de la télévision numérique
hertzienne qui transforme directement le mobile en
télévision.
- GSM :
norme de la 2e génération de mobiles qui marque le
passage au numérique. Le GPRS et EDGS sont les évolutions de cette
norme caractérisées par des fonctions
multimédia.
- UMTS :
c'est-à-dire, Universal Mobile Telecommunications System. Le réseau
UMTS est principalement utilisé pour les opérateurs, notamment SFR
et Orange. L'UMTS permet de diffuser des flux vidéo sur les écrans
de téléphone avec une qualité acceptable. L'intérêt majeur de cette
technologie réside dans l'interactivité. Un portable relié par UMTS
est l'équivalent, dans l'univers de la téléphonie, à un ordinateur
connecté à l'Internet haut débit. Son principe : exploiter une bande
de fréquence plus large pour faire transiter davantage de données et
donc obtenir un débit plus important. En théorie, il peut atteindre
deux mégabits par seconde, soit une vitesse de transmission
équivalente à celle proposée pour Internet " très haut débit "
permis par l'ADSL ou le câble. L'UMTS présente des avantages qui
s'appliquent autant aux communications vocales qu'aux transferts de
données. Comme la technologie exploite une bande de fréquence plus
large, elle permet de passer trois fois plus d'appel. En théorie,
l'UMTS devrait donc remédier à la saturation des réseaux existants
et proposer des services de meilleure qualité. Le débit 5 à 10 fois
plus rapide laisse apparaître le développement de nouvelles
applications, notamment dans le domaine du multimédia (visiophonie,
diffusion de contenu vidéo et audio, MMS vidéo ou audio…). Le haut
débit mobile facilite aussi l'accès aux données, web et e-mail, en
situation de mobilité.
- T-DMB :
une adaptation à la norme DAB déjà testée pour les radios
numériques. L'avantage de cette norme, c'est qu'elle utilise la
bande L qui est libre. L'inconvénient, c'est que la faible puissance
des blocs de fréquence restreint le nombre de chaînes diffusables.
Standard coréen, conduit par Bouygues (même s'il teste les deux
technologies). Le T-DMB va être testé à compter du 15 octobre, à
Paris, pour un quatrième consortium composé de Samsung, Bouygues
Télécom, TF1, Europe 1, Europe 2 ainsi que de la société VDL,
spécialisée dans la diffusion de radio numérique.
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